Autoconsommation photovoltaïque : cadre, bénéfices et points-clés pour les entreprises comme les particuliers
L’autoconsommation photovoltaïque : le principe et l’intérêt
L’autoconsommation photovoltaïque consiste à produire de l’électricité grâce à des panneaux solaires installés sur site (toiture, ombrières, parcelles) puis à en consommer instantanément une partie ou la totalité, réduisant ainsi les achats auprès du fournisseur d’électricité. Cette solution séduit de plus en plus les entreprises (TPE, PME, sites industriels) et les particuliers, face à la hausse régulière du prix du kWh sur le marché et à la pression pour verdir leurs usages.
Selon la Direction Générale de l’Énergie et du Climat (DGEC), la puissance installée en autoconsommation en France a dépassé 528 MW courant 2023, avec plus de 200 000 sites raccordés à Enedis, soit une croissance soutenue depuis l’arrêté du 9 mai 2017 qui cadre les installations jusqu’à 500 kWc.
Cadre réglementaire et dispositifs de soutien en vigueur
Le cadre réglementaire de l’autoconsommation est défini notamment par la loi du 24 février 2017 et les arrêtés tarifaires (notamment celui du 6 octobre 2021 pour l’électricité issue de l’énergie solaire). Une déclaration auprès d’Enedis est obligatoire ; pour une installation de puissance supérieure à 3 kWc, il faut une demande de raccordement spécifique.
Trois schémas existent :
- L’autoconsommation individuelle, sur un bâtiment ou un site unique,
- L’autoconsommation collective (depuis 2017), entre plusieurs consommateurs et producteurs à proximité,
- L’autoconsommation avec ou sans injection du surplus (vente du surplus sur le réseau).
Les soutiens publics incluent :
- La prime à l’investissement pour les installations inférieures ou égales à 100 kWc (montant indicatif : autour de 110 €/kWc pour une installation de 9 à 36 kWc, à vérifier sur le site officiel de la CRE car les montants évoluent chaque trimestre),
- L’obligation d’achat (OA Solaire) du surplus injecté dans le réseau (tarif indicatif à début 2024 pour les puissances < 9 kWc : environ 0,13 €/kWh pour le surplus injecté, à vérifier en fonction de l’actualité tarifaire),
- L’exonération partielle de la Contribution Tarifaire d’Acheminement et de l’Accise sur l’électricité pour la part autoconsommée.
Rentabilité et dimensionnement : ordres de grandeur
L’investissement initial en autoconsommation photovoltaïque varie selon la puissance, le type de toiture, et le raccordement. Un ordre de grandeur courant pour une petite entreprise souhaitant installer 30 kWc (environ 150 m² de toiture équipés) :
- Prix moyen de l’installation : 30 000 à 45 000 € HT,
- Prime à l'investissement indicatif : autour de 3 000 à 3 500 €,
- Productible annuel : 33 000 à 36 000 kWh/an (variable selon l’ensoleillement, source : ADEME),
- Taux d’autoconsommation courant : 50 à 70 % (selon le profil de consommation), soit une économie sur l’achat d’électricité de l’ordre de 7 000 à 10 000 €/an (base prix milieu 2023 autour de 0,20 à 0,25 €/kWh pour les pros).
En 2023, le temps de retour sur investissement typique pour une petite entreprise (hors maintenance) s’échelonne de 7 à 12 ans. À noter : ces chiffres sont donnés à titre illustratif et dépendent fortement du profil de consommation et du contexte local, à affiner lors de l’étude préalable.
Comparatif rapide des modèles d’autoconsommation
Impacts sur la consommation : exemple chiffré concret
Prenons le cas d’une PME industrielle équipée de 50 kWc de panneaux solaires :
- Investissement total : env. 60 000 € HT,
- Production estimée : 55 000 kWh/an,
- Consommation du site : 80 000 kWh/an,
- Taux d’autoconsommation atteint : 55 %,
- Économie annuelle sur la part autoconsommée : ordre de 13 000 € (sur un prix moyen de 0,22 €/kWh),
- Surplus valorisé via OA : environ 4 000 €/an.
Cette entreprise couvre ainsi plus de la moitié de ses besoins électriques grâce à sa production solaire, amortissant son investissement sur environ 8 ans hors maintenance (hors financement et fiscalité).
À retenir
- L’autoconsommation photovoltaïque s’est fortement développée depuis 2017 avec un cadre réglementaire stable, cadré par la CRE, Enedis et la DGEC.
- Des aides publiques (prime investissement, OA Solaire) et une fiscalité adaptée permettent d’améliorer la rentabilité pour les projets les mieux dimensionnés.
- L’étude préalable du profil de consommation et du taux d’autoconsommation est essentielle pour fiabiliser le retour sur investissement.
Vous souhaitez passer à l’autoconsommation solaire ?
Les équipes d’Elly Énergie accompagnent gratuitement les entreprises et particuliers dans le montage, l’analyse de rentabilité et la recherche des meilleures offres du marché, du dimensionnement à la mise en service en passant par la sécurisation des démarches réglementaires.
Le Journal d'Elly — Étude gratuite de vos factures — Primes CEE