Jeunes et énergie : adhésion à la transition, mais précarité persistante

Tension entre volonté de transition énergétique et réalités économiques chez les jeunes

La 20ᵉ édition du baromètre énergie-info, publié le 3 novembre par le médiateur national de l’énergie, met en lumière une réalité complexe : si les jeunes se montrent largement favorables à la transition énergétique, ils restent davantage concernés par la précarité énergétique. Cette dualité interroge la capacité réelle à engager, chez les plus jeunes, des démarches de sobriété ou de verdissement de la consommation d’énergie.

Jeunes : forts soutiens à la transition, mais obstacles économiques

Les résultats du baromètre montrent que les jeunes générations adhèrent massivement aux principes de la transition énergétique, exprimant une sensibilité accrue à la nécessité de réduire l’impact environnemental de leur consommation. Toutefois, cette adhésion se heurte à des obstacles financiers concrets : le coût de l’énergie, la difficulté à financer des travaux de rénovation ou d’amélioration énergétique, et la fragilité budgétaire accentuent leur exposition à la précarité.

Tableau comparatif : attitude face à la transition et précarité

Une précarité énergétique persistante malgré la mobilisation

La précarité énergétique se définit en général par la difficulté, pour un ménage, à payer ses factures énergétiques ou à disposer d’un niveau de chauffage suffisant. Les jeunes sont ici particulièrement exposés, en raison de revenus plus faibles, d’un accès souvent limité à un logement bien isolé, ou d’une moindre capacité à investir dans des équipements performants.

La publication du baromètre énergie-info met en avant cette tension : la volonté de participer à la transition existe, mais les possibilités concrètes, notamment financières, font défaut à une partie de la population jeune. Pour de nombreux ménages, le poste « énergie » reste un poids considérable dans le budget.

Exemples concrets : une facture qui pèse lourd

Prenons l’exemple d’un jeune actif locataire d’un appartement ancien mal isolé : sa facture mensuelle d’électricité et de chauffage peut représenter un budget indicatif de 100 à 150 € par mois, soit plusieurs pourcents d’un salaire net proche du SMIC. À ce niveau de dépense, la moindre hausse de prix, ou tout retard dans le versement d’une aide, peut entraîner des situations de précarité énergétique.

Pour une petite entreprise ou un professionnel débutant, cette contrainte peut aussi réduire la marge de manœuvre pour investir dans une transition énergétique souhaitée — par exemple, changer un système de chauffage pour une pompe à chaleur performante reste un effort financier non négligeable.

Que peuvent faire entreprises et particuliers ?

Au-delà de la sensibilisation, la mise en œuvre d’actions concrètes passe par l’accès à des dispositifs d’aide, à une meilleure information sur ses droits, et à un accompagnement personnalisé. Bailleurs, copropriétés ou entreprises doivent aussi être mobilisés pour offrir aux jeunes des solutions accessibles (rénovation, équipements sobres, contrats adaptés).

À retenir

Conclusion

Le baromètre énergie-info 2023 illustre un enjeu majeur : dépasser l’adhésion de principe à la transition énergétique pour la rendre possible sur le terrain, notamment pour les jeunes et les publics les plus exposés à la précarité. Professionnels comme particuliers peuvent bénéficier d’un accompagnement personnalisé pour optimiser leur budget énergie ou accéder aux dispositifs existants. Les experts d’Elly Énergie offrent une étude gratuite adaptée à chaque profil, afin d’identifier les solutions concrètes pour consommer mieux, au juste coût.

Sources

Le Journal d'Elly — Étude gratuite de vos factures — Primes CEE

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