Réduire durablement les dépenses énergétiques d’un cabinet médical ou dentaire : solutions et chiffres clés

Optimiser les contrats d’énergie et comprendre le contexte réglementaire

Les tarifs réglementés de vente d’électricité et de gaz ont été supprimés depuis le 31 décembre 2020 pour la plupart des professionnels, y compris les cabinets médicaux et dentaires (source : CRE). Ces établissements disposent donc uniquement d’offres de marché, dont les prix varient fortement selon les fournisseurs, le profil de consommation et le type d’offre (indexée, fixe, etc.).

À titre indicatif, le prix de l’électricité pour les petits pros (abonnement ≤ 36 kVA, "tarif bleu") se situe, début 2024, autour de 0,20 à 0,25 € TTC/kWh – mais cette valeur fluctue régulièrement. Pour le gaz naturel, le prix moyen observé sur les offres de marché est désormais compris entre 0,08 et 0,12 € TTC/kWh. Il est essentiel de vérifier les conditions et d’effectuer une mise en concurrence annuelle.

Par ailleurs, le TURPE (Tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité), révisé périodiquement et fixé par la CRE, représente une part significative de la facture d’électricité (environ 30 à 40 %), ce qui influe aussi sur la compétitivité des offres.

Mieux comprendre les principaux postes de consommation

Dans un cabinet médical ou dentaire, les postes clés de consommation d’énergie sont l’éclairage, le chauffage/climatisation, la stérilisation, les équipements informatiques et les matériels médicaux spécialisés (luminaires scialytiques, autoclaves, fauteuils motorisés, radiologie, etc.). Voici, à titre d’illustration, la répartition habituelle d’une consommation d’électricité sur l’année :

Une gestion fine de la température (baisse de consigne hors horaires d’ouverture, usage de sondes connectées), le remplacement des luminaires par des LED performantes, et la maintenance régulière des autoclaves ou compresseurs permettent de réaliser des économies substantielles, souvent entre 15 % et 25 % d’énergie sur ces équipements spécifiques.

Quelles aides et obligations pour la rénovation énergétique ?

Depuis le décret tertiaire (dispositif Éco Énergie Tertiaire, arrêté du 23 juillet 2019), les bâtiments à usage tertiaire dont la surface est supérieure ou égale à 1 000 m² sont soumis à des obligations de réduction progressive de leur consommation d’énergie finale :

Les données doivent être déclarées annuellement sur la plateforme OPERAT (Ademe).

La plupart des petits cabinets médicaux n’atteignent pas ce seuil, mais les aides financières pour la rénovation énergétique sont accessibles à tous : Certificats d’Économies d’Énergie (CEE), aides de l’Ademe, éligibilité à MaPrimeRénov’ pour certains travaux de rénovation, exonérations ou réductions de taxe sur la consommation finale d’électricité (TICFE/accise) en cas d’activités sanitaires spécifiques. Concernant les CEE, le montant d'aide dépend des travaux réalisés (par exemple : passage à un système de chauffage performant, isolation, ventilation double-flux). Au 1er semestre 2024, un remplacement de chaudière gaz par une PAC air/eau peut donner lieu à une prime CEE de l’ordre de 1 000 à 3 500 € pour un petit établissement, montant à vérifier selon les périodes et la région.

Exemple chiffré pour un cabinet type

Prenons un cabinet dentaire de 120 m², deux praticiens et trois salles de soins, consommation annuelle d’électricité de 18 000 kWh. Facture annuelle estimée, au prix indicatif de 0,22 € TTC/kWh :

En remplaçant éclairage, améliorant réglages de chauffage et optimisant l’usage de l’autoclave, il est possible de réduire la consommation de 15 %, soit une économie d’environ 594 €/an. L’investissement dans des matériels performants peut par ailleurs être soutenu par une prime CEE de 800 à 2 000 €, selon le projet (valeur indicative).

À retenir

• Les prix de l’électricité et du gaz pour les cabinets médicaux varient et justifient une veille annuelle sur les contrats et les aides mobilisables. • Les principaux leviers d’économies sont l’optimisation des usages (chauffage, éclairage, matériel), la rénovation performante et la sélection rigoureuse des fournisseurs. • La réglementation Éco Énergie Tertiaire concerne uniquement les établissements de ≥ 1 000 m², mais toutes les tailles de cabinet peuvent bénéficier des CEE et d’autres aides à la rénovation énergétique.

Conclusion

Réduire durablement les charges d’énergie dans un cabinet médical ou dentaire nécessite une approche structurée : audit, optimisation du contrat, modernisation des équipements et mobilisation des aides disponibles. Le cabinet Elly Énergie accompagne gratuitement les professionnels de santé pour identifier leurs économies potentielles, sécuriser leur budget énergie et accéder aux aides adaptées à leur situation.

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